19.11.09

En forme de conclusion

Ah au fait, depuis la remise en mer, pas une goutte d'eau

Mon dieu qu'il est fier mon bel Atao en baie de Palmeira

Je n'ose pas le tester fort contre le vent comme il le faut

Parce que je rentre chez moi cette fois, à Sal il hivernera


Voir les copains, mon banquier, un médecin j'en ai besoin

Prendre un peu de recul de cette irréelle vie " d'aventure "

Relire ces quelques mots peut être, de là bas, de plus loin

En laissant ici ce que j'aime, une bien étrange mixture


Mon chien, les potes marins, mon joli canote un peu rétif

Puis les capverdiens qui se battent et dansent sans se plaindre

Et qui rient, qui chantent à la vie, et qui t'accueillent positifs

Le soleil, la mer, les coraux, ces foutus groguitos qu'il faut craindre


Je retourne en France, le quinze Novembre, par avion

Trouvé un Sal / Bruxelles à quatre-vingts dix neuf euros

Tenter de créer du bon argent à Paris, une improbable solution

Dans le froid, la crise, la police interventionniste, les " ego "


Bref à retrouver ED l'épicier : le bon vin, le fromage, la bonne chair,

Et (oh non pas elle !) cette sordide télé, qui pour dîner me servira

Toute la méchanceté de l'homme, et l'horreur de ces foutus guerres

Qui m'expliquera quelle doit être ma réalité, ce qui est bon pour moi


Et qui du son du monde m'offrira une bien étrange vérité

A laquelle je ne crois pas ! Serais-je de nouveau prisonnier là bas,

Esclave économique, gorgé d'informations, de sentiments tronqués

Peur de rentrer ! Atao donne moi la force d'agir, mon âme en toi !

31.10.09

Partie de pêche

Une fine équipe

Pescadore photogénique

Requin en filet


Les filles de Palmeira

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Couleurs de pêche
Le fameux poisson perroquet

Petits requins aux yeux blancs


Péche au filet à Mordeira
Une trentaine de kilos de petits requins (ils sont adultes, la race est petite). Une vingtaine de kilo d'autres poissons que nous revendons sur le quai de Palmeira. Ah! Survivre ...

Vu sur le pont de l'Atao
Salage et séchage des requins. Le casier lui péchera quelques murènes

Une petite tortue péchée à la ligne
Il nous faudra près d'une heure pour retirer l'hameçon du cuir de sa patte. 50 ans de prison, c'est la legislation ici pour les mangeurs de tortue
Posted by Picasa

Ah niaiseries !

Tâter, tenter d'écrire est-ce un crime
Poèmes, poésies, vers et rimes
Tout est dit, déjà écrit pauvre con
Imprimé avec de lourds caractères de plomb
Comme l'araignée tisse sa toile
Tu étires un filet de mots autours de toi
Il capture tes douleurs, obscurcie tes étoiles
Dernière lueur d'amour de ton cœur s'en étouffera
Ramper dans le langage, écrire sans fil conducteur
Pensées pesantes pour tout bagage, tu t'emprisonnes dans tes rancœurs
Monologue triste du pitoyable " Je " hurlant de l'impitoyable " Elle "
" Elle " ne l'aurais-tu créée que pour supporter ta solitude ?
Une illusion pour te tromper toi même, l'amour est par essence infidèle
Ton cœur est bien trop vieux pour aimer encore, décrépitudes

Pourtant, hier encore, comment l'expliquer ?
Auras tu le mauvais goût, l'indécence d'en parler ?


A propos de ce pauvre cœur que tu prétends blindé
Souviens toi juste qu'à la simple vue d'un petit bébé
Il a explosé ! Tu t'es effondré, sonné comme assassiné
Et cette énorme nausée qui t'as emporté, un raz de marée

Pas un vrai bébé, une image seulement, l'œil torve d'un " à peine né "
Le grain de peau velouté, le corps recouvert d'un maigre duvet
Quelques photos d'Agnès, sur son blog d'artiste " con sacré "
Qu'en bon masochiste, pervers voyeur, tu vas parfois consulter

Donc voici un beau bébé, au rayon de " ses dernières actualités "
Tu comprends d'un coup qu'Agnès présente aux gens son enfant
Au vrai monde, à ses amis, à la vie, une joie simple, de maman
Sans vilenie ni vicelardise, reine d'un jour, sa petite fille est née

Tu t'es levé moitié conscient, moitié fou, le corps pantelant
Tu t'es cru mort, sans avoir réfléchis, presque honteusement
Sans avoir pris le temps, disparaître mentalement, physiquement,
Comme une explosion d'âme, un brusque accident subitement,

Vertiges, vite s'il vous plais un cocotier, se pencher, vomir, se vider
S'asseoir, reprendre prise à la vie, reprendre souffle c'est ça mourir ?
Cet horrible tremblement de tes mains, contrôle toi mec, juste respire
Raisonne toi un peu, tu ne veux rien d'elle depuis longtemps tu le sais

Ton âme est livide, ton corps liquide, étonnement, toujours vivant ?
Que cherchais tu en visionnant " ça " ? Voler en douce un morceau d'elle
T'en voulais, t'en as de la nouvelle ! Ton coeur un bifteck bien saignant
Tu te sens de nouveau sale, mais pourquoi cette folie, putain de bordel

Oui tu le sais bien il n'est plus question de poésie
Bref ton putain de corps a réagit comme un animal
Cauchemard d'une nuit, tu hais cette faiblesse qui te réduit
Tu es retourné voir, encore, le gnome, pour te faire du mal

Peut être pour tenter de ne pas haïr l'enfant
En page deux, du blog, il y avait la photo des parents
Le papa, un homme de là bas, que tu connaissais,
Qui, en Son Nom, en son temps, t'insultat, pauvre niais

La jolie maman par contre tu ne la reconnais pas , finesse
L'enfant n'est pas d'Agnès

Triste Tropiques

Vue du quai de calfatage

Couleur de quai


Déchargement quotidien des ferry
L'Atao là bas derrière sur le quai

Vue de l'Atao durant un mois
A quai durant les travaux - Baie de Palmeira